L'histoire du Colbert

 
     
Octobre 1953. L'ordre de mise en chantier du
"C 53", futur croiseur Colbert arrive à l'arsenal de Brest. La préfabrication commence en mai 1954 et le montage en bassin en juin de la même année. Le Colbert est mis à flot le 24 mars 1956. Les premiers essais se déroulent en décembre 1957 et janvier 1958. Il est admis au service actif en mai 1959.


Photo Marius Bar, Toulon

Armé de 16 canons de 127 mm et de 20 canons de 57 mm, le Colbert est conçu comme navire anti-aérien. Beau bâtiment de 180,47 mètres, ses 11000 tonnes sont propulsés à 32 noeuds (Env 58 km/h), vitesse maximale de combat par des turbines à vapeur qui actionnent deux hélices.
En 1972, le Colbert devient croiseur lance-missiles. Ses systèmes de détection et son armement sont modernisés. Il reçoit deux canons de 100 mm à l'avant et une rampe lance-missiles Masurca à l'arrière. Il conserve 12 canons de 57 mm sur les côtés. En 1980, quatre missiles mer-mer MM 38 Exocet sont installés à l'avant. Le Colbert est navire amiral de l'escadre de Méditerranée de 1976 à 1991 et retiré du service le 24 mai 1991.

Photo Marine Nationale

Le Colbert, amarré au Quai des Chartons à Bordeaux, a été transformé en musée jusqu'à la fin mai 2007.
J'ai eu la chance de pouvoir le visiter en 2002 et j'ai passé un excellent moment à bord.
Une jolie exposition, consacrée à la Polynésie, était l'occasion d'un dépaysement agréable.

Aujourd'hui, ce navire qui fut un des fleurons de la flotte française est amarré à Brest où il sert de réserve de pièces détachées pour d'autres navires dont la construction date de la même époque.

La municipalité de Bordeaux ne voulait plus de "ce tas de ferraille rouillé" qui avait pourtant enthousiasmé son maire lors d'une visite dans les années 90. D'autres villes françaises ont pourtant leur navire-musée et ne s'en plaignent pas, semble-t-il.